Le casse tête de la souveraineté numérique

A l’heure où la notion de souveraineté se pose clairement pour bon nombre de domaines, celui du numérique est souvent obscur pour beaucoup de monde.
Internet, c’est dans quel pays ?
On fait plein de trucs sur Internet: on scrolle sur les réseaux, on échange des messages, des vocaux, des vidéos, des mails… On fait des FaceTimes, on fait sa compta, on fait des virements, on joue à des jeux…
Au delà d’essayer de comprendre comment ça fonctionne, on peut déjà se poser la question de où ça se passe. Puisque dans un monde où tout le monde est copain et où il n’y a aucun problème, c’est cool. Mais quand on est plus trop pote avec le gars qui gère la boutique, ça peut vite se compliquer.
Prenons une analogie : tu habites un appartement, avec l’eau courante, l’évacuation des eaux usées, l’électricité, Internet, etc. Et tu as un salon, une cuisine, une salle de bain, une chambre, un bureau, etc…
Quand tu as aménagé, tu t’es dit qu’il suffisait de payer le loyer (ou le crédit si tu as acheté), l’électricité, l’eau, l’abonnement Internet pour couvrir tes besoins quotidiens.
Mais on t’a un peu caché des trucs :
- En fait, le frigo n’est pas à toi. Il appartient au concierge de l’immeuble.
- La salle de bain, elle, appartient au grand costaud du troisième.
- L’installation électrique appartient à la petite grand-mère du premier.
- Les tuyaux d’arrivée d’eau sont au barbu du cinquième…
Et ainsi de suite : tu ne le sais pas, mais en fait, plein de trucs de ton appartement ne sont pas vraiment à toi, même si tu pensais que c’était le cas.
Un jour, tu t’embrouilles un peu avec le concierge de l’immeuble et quand tu veux ouvrir ton frigo pour grignoter un truc, tu ne peux pas : il est verrouillé…
Tu ne peux pas non plus aller à la salle de bain parce que le grand costaud du troisième a pété un câble et a décidé de t’en interdire l’accès sans raison…
De toute façon tu n’avais déjà plus d’eau depuis hier puisque le barbu du cinquième a décidé qu’il ne fournirait plus ses services et il a récupéré ses tuyaux d’arrivée d’eau.
Ton installation électrique fonctionne encore, mais tu es inquiet parce que la grand-mère du premier est bien fatiguée en ce moment… Si elle disparaît, tu ne sais pas qui va reprendre l’installation à sa place…
Ca semble délirant, pas vrai ?
Pourtant, c’est ce qu’on fait tous les jours avec notre vie numérique.
En gros, on a confié l’essentiel de nos besoins à des pays étrangers, sans condition. Et sans même le savoir, souvent.
On en est où, côté souveraineté ?
Aujourd’hui, dans son quotidien, tout le monde utilise Google, Apple, Amazon, Facebook, Microsoft, Cloudflare, Visa, MasterCard et d’autres moins connus. Or aucun de ces services ne sont français, ni même européens.
Et si, pour une raison X, ces entreprises, toutes américaines, se voyaient contraintes par leur gouvernement, de cesser de fournir leurs services au reste du monde, ou à un pays en particulier ? « Je suis plus ton copain, alors je ne veux plus que tu utilises mes jouets ! ».
Pour le quotidien des particuliers, ce serait ennuyeux mais pas dramatique. Pour une entreprise qui a construit toute son architecture digitale sur l’idée que ces services étaient « éternels et inamovibles », c’est plus compliqué…
Imagine : du jour au lendemain, tu n’as plus de messagerie, plus de compta, plus de disque dur, plus de logiciel… Tout était hébergé dans le cloud, sur Amazon ou Azure… Et tout est coupé… Plus rien.
Je sais très bien qu’il est peu probable que cela n’arrive… Mais peu probable ne veut pas dire impossible…
Et toi, tu fais quoi, alors ?
J’ai toujours eu une grosse méfiance pour tous ces géants de la tech qui dominent le monde et imposent leurs visions et leurs volontés. Ca fait donc plusieurs décennies que je scrute les alternatives. J’ai déjà réglé l’essentiel des problématiques quotidiennes : mail, messagerie, calendrier, contacts, stockage cloud, streaming…
Professionnellement, il m’a suffit d’appliquer les mêmes méthodes, mais il restait néanmoins un point clef sur lequel je n’était pas complètement satisfait : l’hébergement de mes applications SaaS (pour mes clients ou pour moi).
J’avais d’emblée éliminé AWS (Amazon), Azure (Microsoft) et Google Cloud. J’hebergeais l’essentiel chez Render et Vercel, plus discrets, mais tout aussi performant et moins chers que les ténors.
Malheureusement, là encore, c’est de l’hébergement US (oui, je sais qu’on peut héberger un service sur un datacenter à Francfort chez Render… Mais la structure est américaine). Non seulement ça me rendait dépendant de la structure de l’hébergeur, mais aussi de sa technologie et du choix de ses services.
Ca, c’était avant…
J’ai fini par franchir le pas de l’autonomie totale en choisissant la seule option complètement souveraine : gérer mes propres serveurs.
Ca ne veut pas dire que j’ai construit un datacenter dans mon garage (j’ai même pas de garage), mais ça veut dire que je gère moi-même les serveurs que je loue.
Ca veut dire que je peux louer mes serveurs dans le pays de mon choix et mettre mes services dessus.
Le jour où je ne suis plus satisfait des services fournis par l’hébergeur, ou le jour où je veux les héberger ailleurs, c’est simple : je reconfigure tout sur une autre machine, n’importe où dans le monde : je ne suis plus dépendant de l’hébergeur, de sa politique, de ses choix.
Et ça, c’est super cool ! 🙂
Libéré, délivré… Et vous ?
Ca a nécessité un petit investissement en temps, mais ça en valait la peine.
Et cet investissement, je peux aussi en faire profiter.
Je constate tous les jours que cette idée de souveraineté numérique fait son chemin auprès des entreprises françaises. Même l’état se décide enfin à chercher des alternatives : Lire cet article
Si toi aussi, tu te poses parfois des questions sur la souveraineté numérique de ta structure, appelle moi et on regarde où on peut améliorer les choses.

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